dimanche, 12 février 2012
JOUER AVEC LES MOTS
Il est dangereux de jouer avec les mots, messieurs les politiciens !.
Toute organisation, fusse-t-elle animale ou humaine, implique la notion de leader au sein même de celle-ci. Le leader est celui ou celle qui la dirigera. Il ou elle se situe indubitablement au sein de cette organisation à un niveau supérieur par rapport aux autres membres qui la composent. Le leader se conçoit donc comme un être supérieur aux autres parce qu’il en a le potentiel et a été reconnu comme tel. Peut-on qualifier cette approche de racisme ? Nullement ! Elle reflète un comportement social accepté depuis la nuit des temps.
Lorsqu’un sportif ou une sportive améliore ses performances, on parle d’un record supérieur aux précédents. Ici, la notion de supériorité s’énonce comme l’amélioration d’un acte par rapport à un autre. Il ne viendra à l’idée de personne d’y voir un jugement raciste. Ce serait une absurdité.
Lorsque sous prétexte de religion, d’idéologie, des leaders décrètent que leur peuple ou leur race se place irrémédiablement au-dessus des autres peuples ou des autres races, la notion de supériorité qui en découle est alors bel et bien le reflet d’un racisme inacceptable.
Trois paragraphes décrivant une interprétation de la notion de supériorité. Trois interprétations différentes. La première relève une supériorité naturelle et ancestrale acceptée et bien comprise des peuples totalement dénuée de racisme. La seconde relatant une supériorité tout aussi naturelle que la première mais que je qualifierais de mathématique : le plus apporte une supériorité indiscutable. Pas de connotation raciste. Quant à la troisième, celle qu’on veut attribuer à Monsieur Guéant, ministre français de l’intérieur et de l’outre-mer, elle est celle évoquée par Serge Letchimy député socialiste martiniquais à l’assemblée nationale.
Constatons en cela que les jeux de mots peuvent être plus létaux qu’une balle de fusil et que l’utilisation du terme « nazi » par ce député d’origine martiniquaise démontre une fois encore l’irresponsabilité de certains de nos représentants socialistes ignorant, il faut le constater, la sémantique et la signification du terme incriminé. Ce sont en effet des socialistes allemands qui en 1920 créèrent avec Hitler et ses célèbres sbires le « Nationalsozialismus» ou National-socialisme dont fut issu le terme nazi.
Ce sont donc des socialistes allemands qui érigèrent en politique d’état le principe de la supériorité des races et notamment la supériorité de la race aryenne sur toutes les autres.
Peut-on comprendre ce principe de supériorité dans la définition de Claude Guéant qui fut : "Contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de la gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas. Celles qui défendent l'humanité nous paraissent plus avancées que celles qui la nient, celles qui défendent la liberté, l'égalité et la fraternité nous paraissent supérieures à celles qui acceptent la tyrannie, la minorité des femmes, la haine sociale ou ethnique (...) En tout état de cause, nous devons protéger notre civilisation.".
Peut-on vraiment, dans les propos de Claude Guéant retrouver l’arrogance et le mépris du Nationalsozialismus d’Adolf Hitler ? De plus Claude Guéant ne parle pas de supériorité de notre civilisation mais d’une avancée plus importante de la perception des droits de l’homme et des idées de liberté, fraternité et égalité entre les humains. Ces mêmes droits et ces mêmes idées si mal défendues aujourd’hui par nos indécrottables donneurs de leçon socialistes ne concevant plus de droits de l’homme que dans l’optique d’un nivellement rétrograde voulant à tout prix que les Lumières se noient dans les ténèbres de l’Islam. Il est de toute évidence urgemment nécessaire de protéger notre civilisation face aux assauts dévastateurs d’une civilisation moyenâgeuse profitant des faiblesses morales de nos dirigeants imprégnés d’un masochisme imbécile et aveugle instillé à des fins purement et bassement matérielles par une élite au service d’une mondialisation mortifère. Nous sommes bien partis pour un retour au temps des seigneurs et des serfs.
Etablir un parallèle honteux entre les propos de Claude Guéant et l’attitude des dirigeants de régimes totalitaires est plus que pitoyable comme est pitoyable la lâcheté du politiquement correct dont s’affublent nos dirigeants de droite et particulièrement de gauche. Cette lâcheté qui fait qu’aujourd’hui, il devient quasiment impossible, sous peine d’encourir les foudres des associations miliciennes soi-disant droitdelhommistes transformées en polices de la pensée, d’exprimer librement ses opinions, la liberté d’expression agonisant plus que rapidement dans ces démocraties dont nous étions si fiers.
Nul n’est parfait en ce bas monde. Monsieur Guéant, comme moi-même, ne le sommes pas non plus. Mais je le félicite pour avoir osé parler ainsi des civilisations d’autant plus, qu’une fois encore, je ne vois aucune connotation raciste dans ses propos, n’en déplaise à tous ceux et celles depuis longtemps coulés dans le moule du politiquement correct.
18:05 | Commentaires (0)
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